Un même produit peut se voir attribuer deux codes CPS différents selon son usage final. L’attribution du code n’est pas systématique : certains lots échappent à l’identification, malgré une conformité technique identique. La révision de 2018 a supprimé sept catégories historiques, bouleversant la classification de milliers de références industrielles françaises.
Le code CPS : une norme clé pour la sécurité et l’identification dans la santé
Le code CPS repose sur une chaîne technique et réglementaire rigoureuse. La carte CPS, délivrée par l’ASIP Santé, contient un certificat électronique qui assure à la fois authentification, signature électronique et chiffrement des données. Sa généralisation dans la santé numérique relève d’une avancée décisive : les échanges s’effectuent désormais sous contrôle, dans le respect de la confidentialité la plus pointue.
Appuyée sur le standard IAS ECC défini par l’ANTS et conforme à la norme ECC, cette carte s’inscrit dans le cadre de la PGSSI-S, socle de la sécurité numérique pour les professionnels de santé. L’IGC veille à la gestion des certificats, sous l’égide de l’ASIP Santé, tandis que l’Agence du Numérique en Santé agit comme tiers de confiance pour l’ensemble de l’écosystème.
L’adhésion collective à cette norme a permis de structurer la sécurité des accès et l’identité professionnelle dans les milieux hospitaliers et médico-sociaux. Elle s’illustre lorsque l’on se connecte à un système d’information hospitalier ou lors d’un partage d’informations médicales confidentielles. Le chiffrement intégré répond aux attentes françaises et européennes pour la protection des données personnelles de santé.
Présente dans toutes les régions, la carte apporte une barrière solide contre l’intrusion et contribue à instaurer une confiance réciproque entre tous les acteurs du soin. Elle incarne une identité électronique officielle et affirme la volonté du secteur santé de lutter sans relâche contre la cybercriminalité.
Comment fonctionne le code CPS et à qui s’adresse-t-il concrètement ?
La carte CPS fait figure de passeport numérique pour les professionnels de santé enregistrés auprès de leur ordre national : médecins, infirmiers, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, biologistes, masseurs-kinésithérapeutes… Ce badge personnalisé, envoyé par l’ordre ou le SSTI, embarque un certificat électronique destiné à garantir une authentification forte et une signature électronique fiable.
Pour l’obtenir, l’inscription à l’ordre est requise ; certains salariés hors ordres peuvent passer par une carte CPE. L’activation s’effectue via lecteur de cartes ou, de plus en plus, via le service e-CPS sur smartphone, qui permet de sécuriser l’accès en situation de mobilité.
Les principales modalités d’obtention reflètent la diversité des profils :
- Les médecins libéraux se voient remettre la carte par leur ordre, après validation de leur inscription.
- Les établissements et SSTI référencent leurs collaborateurs et sollicitent des cartes à travers un portail dédié.
- Le service e-CPS permet désormais à de nouveaux professionnels de bénéficier des fonctionnalités de la carte sans version physique.
La carte CPS s’impose donc auprès de chaque praticien, qu’il travaille en cabinet, à l’hôpital ou en laboratoire. Elle conditionne l’accès aux dossiers médicaux, à la messagerie sécurisée ou à la prescription électronique.
Les usages pratiques du code CPS au quotidien : exemples et enjeux
Aucune journée sans elle, pourrait-on dire. La carte CPS ne se limite pas à un simple support plastique : elle trace le fil rouge des usages numériques en santé. Prenons un médecin à l’hôpital : il introduit sa carte dans le lecteur, accède à un dossier patient, valide une ordonnance électronique ou consulte des examens de biologie centralisés.
La messagerie médicale s’appuie sur ce certificat intégré pour l’envoi et la réception de documents sensibles. Cela garantit que le secret professionnel n’est pas un mot creux, mais une réalité technique et juridique : les échanges entre généralistes, spécialistes ou laboratoires deviennent simples et sécurisés, sans concession sur la confidentialité.
Et ce n’est pas tout. La carte CPS facilite, pour les professionnels habilités, le partage d’informations médicales essentielles. Elle autorise l’utilisation de la télétransmission avec la carte Vitale et s’impose désormais lors de démarches administratives, à l’image de celles possibles avec la nouvelle Carte Nationale d’Identité numérique.
Un constat s’impose : la diffusion du code CPS modèle en profondeur l’architecture de la cybersécurité dans les établissements et cabinets. Elle agit en rempart contre l’usurpation d’identité ou les tentatives de fuite de données, et permet aux soignants de travailler sans craindre le faux pas numérique.
Questions fréquentes et points de vigilance autour du code CPS
Sur le terrain, chaque année voit surgir quantité de questions, souvent liées à la pratique quotidienne ou à la réglementation. Quelles démarches après une perte ? Comment réagir en cas de blocage du code ? Que faire pour renouveler un certificat électronique ou débloquer une activation à distance ? Autant de questions qui n’admettent pas l’improvisation.
Voici ce qu’il faut savoir et anticiper :
- La carte CPS est délivrée par l’ASIP Santé (désormais au sein de l’Agence du Numérique en Santé) et la gestion des certificats relève de l’IGC.
- En cas de panne, la bonne démarche consiste à contacter le support local ou le guichet national selon son rattachement. La perte ou la compromission implique de révoquer le certificat dans les plus brefs délais.
- La carte garantit la fiabilité des accès grâce à la combinaison d’une possession physique et d’un code confidentiel personnel. Le chiffrement et la signature électronique jouent un rôle capital dans l’intégrité des échanges.
Un point à ne pas négliger : le certificat associé à la carte n’est pas toujours renouvelé automatiquement. Il faut surveiller la date d’échéance, anticiper les procédures auprès de l’Agence du Numérique en Santé pour éviter une interruption des accès. Toute gestion des droits mérite d’être suivie de près, notamment lors d’un changement de poste ou d’un départ. Prêter sa carte ou laisser autrui l’utiliser expose, rappelons-le, à des sanctions sévères et à un risque réglementaire majeur. Respecter la PGSSI-S reste l’un des moyens les plus sûrs d’éviter l’écueil.
Au final, la carte CPS fait bien plus que verrouiller les accès : elle impose de nouvelles habitudes de confiance et réinvente la routine numérique des soignants. Elle dessine, chaque jour, les contours d’une santé numérique digne de ce nom.

